Les Hippocampes

L’hippocampe est aussi appelé familièrement le cheval de mer est fortement menacé par la surpêche, la pollution et la destruction de son habitat. Mais que savons-nous exactement de cet animal si particulier, difficile à observer ? 

photo d'un hippocampe
Hyppocampe

Pour commencer, il faut avoir les yeux bien ouverts sous l’eau pour pouvoir apercevoir un hippocampe, car cet animal de petite taille se dissimule facilement dans ses différents substrats en s’accrochant à ce qu’il peut grâce à sa queue préhensile, ce qui lui permet également de se déplacer à très faible vitesse.
On peut observer un hippocampe dans les quarante premiers mètres en dessous de la surface. Cet animal mesure selon les espèces entre 1 et 18 cm. Il se nourrit essentiellement de zooplancton, de petits crustacés et de larves qu’il aspire avec sa bouche. Sa méthode est infaillible, il approche lentement de sa proie, tête inclinée vers le bas et une fois à bonne distance, il déploie sa tête en avant en une fraction de seconde afin de l’aspirer.

Le mâle incube les œufs

Mais cet animal a une particularité, c’est le mâle qui incube les œufs jusqu’à l’éclosion car la femelle n’a pas de poche ventrale. Ce sont les mâles qui en possèdent une à l’arrière de l’abdomen en dessous de leur queue. L’accouplement se fait dans une chorégraphie des plus gracieuse. C’est au travers d’une valse que le mâle et la femelle s’enlacent grâce à leurs queues. Ils montent et descendent, s’inclinent, se tiennent l’un contre l’autre jusqu’à temps que la femelle presse son ventre contre celui du mâle. Son partenaire est alors en prise à une excitation qu’il transmet à sa compagne. Ces phases s’alternent avec des phases de repos, pouvant durer plusieurs dizaines de minutes. C’est alors que la femelle introduit son tube de ponte ovipositeur au sein de la poche du mâle pour y déposer les œufs fraichement fécondés. Une fois cela fait, la femelle se retire afin de se reposer. C’est maintenant le mâle qui a la charge d’assurer la survie de la progéniture.

Pour reconnaître un mâle d’une femelle, il faut se pencher et regarder leur nageoire anale, qui n’est visible chez le mâle que lorsque la poche est très réduite. Alors que chez la femelle, la nageoire anale est bien visible. La distinction est flagrante surtout de mai à août, pendant la période de reproduction.

Le camouflage par le mimétisme

Les hippocampes font le menu des raies, des petits requins, des sars et des rascasses. Alors, pour ce protéger des prédateurs, le cheval de mer est devenu maître dans l’art du camouflage, avec un mimétisme impressionnant.

Hyppocampe

Le principal prédateur : l’homme

Mais leur principal prédateur aujourd’hui est l’homme, car on les utilise également, à tort, comme remède et poison. Ils servent également d’éléments décoratifs pour la fabrication de portes-clés, bijoux où marques- pages.
Le marché de l’aquariophile est de plus en plus florissant. Ces espèces attirent les amateurs de poissons d’aquarium du fait de leur rareté et de leur fragilité, c’est une des causes de leur déclin.

Photo du logo uicn

Cet animal fragile est inscrit sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), il est particulièrement menacé d’extinction. 

Vous pouvez lire aussi…

Les Gobies

Les Gobies

Le gobie est ce petit poisson que l’on croise très souvent sur le sable à petite profondeur. C’est l’un des premiers poisson que l’on découvre en mettant un masque dans l’eau. Mais certaines espèces peuvent aussi migrer dans les eaux douces et menacer l’équilibre des écosystèmes…

lire plus
La Rascasse

La Rascasse

La rascasse rouge ou brune est un petit poisson que l’on retrouve fréquemment sur nos côtes Méditerranéenne, d’Atlantique et de Manche. Ce poisson très mauvais nageur possède un vrai talent pour attraper ses proies. C’est un poisson comestible que les Méditerranéens chérissent.

lire plus
Les Récifs coralliens

Les Récifs coralliens

Les récifs coralliens sont en grand danger, plus d’un tiers d’entre-eux ont déjà disparu. En cause, l’aménagement excessif des littoraux, les pollutions humaines, le réchauffement climatique… Pourtant cet écosystème particulier est vital pour l’espèce humaine et les océans. Les récifs coralliens sont parmi les plus anciennes formes de vie du monde animal. Datant d’au moins 500 millions d’années, ils sont avec les forêts tropicales les écosystèmes les plus riches et les plus productifs de la planète.

lire plus