L’anémone (Actinia schmidti) ou plus communément appelée Tomate de mer a été découverte en 1971. Cette espèce solitaire est fixée aux rochers par la base de son pied cylindrique qui fait office de ventouse. Elle appartient à la même famille que l’anémone de mer. Elle possède environ 200 tentacules courtes, creux et entièrement rétractiles disposées en 6 rangées concentriques. Le corps mou et lisse est de couleur rouge avec un liseré bleu sombre à la base du pied. Sa taille varie de 5 à 7 cm contre 3 à 5 cm pour sa cousine (Actinia equina). Émergée, elle se rétracte en boule et ressemble alors à une tomate brillante gélatineuse.

Photo d'une tomate de mer

Elle vit dans la zone intertidale accrochée aux rochers. C’est un animal très tolérant aux conditions de vie extrême qui ne semble pas souffrir des variations de marée, de salinité et de température.

Méthode de chasse

Cette espèce se nourrit de zooplancton, de petits animaux, de crevettes, de poissons et de détritus organiques circulant dans I’eau. Lorsque la proie s’approche et vient toucher l’une de ses tentacules, ses cellules entrent en action et paralysent l’animal en le maintenant. Ses tentacules voisines se penchent pour aider a la saisir et tous commencent a se replier vers la
bouche où la proie est engloutie.

Reproduction

Chez la tomate de mer les sexes sont séparés. Il existe des individus mâles, des individus femelles et des individus asexués (peut se reproduire sans l’existence d’individus de sexes distincts). Cette anémone est vivipare (les petits naissent déjà développés et sans enveloppe). Les spermatozoïdes sont libérés en pleine eau puis viennent dans le corps de l’animal ou se déroulent la fécondation et le développement des larves dans la cavité gastrique. Les jeunes individus possèdent déjà 12 tentacules, ils s’installent autour de l’anémone-mère.

Il est difficile de déterminer si les jeunes anémones sont issues de la reproduction sexuée ou asexuée car la multiplication peut se faire également par bourgeonnement interne (formation de bourgeons qui donneront naissance à de nouveaux individus). Ces clones se développent eux aussi dans la cavité de l’anémone qui les expulsera et donnera directement de jeunes anémones. Cette reproduction asexuée n’a jamais été observée chez « Actinia schmidti ».

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