La Dentelle de Neptune

Quel joli nom, la dentelle de Neptune (Reteporella grimaldii) nous fait peut-être penser en premier lieu aux tissus brodés de nos grands-mères. Il n’en est rien puisque ce nom appartient également à une espèce marine, un bryozoaire calcifié qui vit plutôt dans les zones sombres, les grottes, les cavités à l’abri de la lumière et des courants. Cette espèce a été décrite pour la première fois par Guillaume Rondelet en 1555, professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier. La dentelle de Neptune est très fragile et ne supporte pas les eaux brassées. On peut l’observer jusqu’à 70 mètres de profondeur en mer Méditerranée, en Atlantique, en Manche et en mer du Nord.

Chaque individu que l’on nomme un Zoïde fait parti d’un réseau qui constitue une colonie qui a la forme de pétales de fleurs ondulées et trouées. La colonie est relié à son support par un étroit pied très calcifié. La taille de la colonie va jusqu’à 20 centimètres. La couleur de cette espèce varie du blanc, au vert en passant par le rose, orange et jaune.

Photo d'une dentelle de Neptune blanche

Son alimentation

Comme tous les bryozoaires, sa nourriture se fait par la capture de particules alimentaires (phytoplancton) grâce à sa couronne de tentacules couvert de cils vibratiles que l’on appelle lophophores. La compression musculaire permet une augmentation de la pression du liquide interne qui donne un mouvement pendulaire et circulaire des tentacules qui permet d’attraper sa nourriture. La dentelle de Neptune se nourrit de très petits aliments, on dit qu’elle est microphage.

La reproduction

La reproduction de cette espèce est sexuée et la colonie est hermaphrodite (elle change de sexe). Un Zoïde femelle féconde des œufs qui sont incubés dans une petite chambre au dessus de l’orifice que l’on appelle ovicelle. Après maturation, il sort des larves qui sont dispersées par les courants. Très peu de temps après, les larves se fixent sur un substrat adéquat et se métamorphosent en un zoïde primaire qui bourgeonnera deux à trois Zoïdes formant au fil du temps la colonie réticulée. Ainsi, chaque nouvelle production de larves favorise le peuplement de cette espèce dans des espaces différents.

Il existe plusieurs espèces qui se ressemblent par leur colonie. Pour les distinguer, il faut faire un examen minutieux à la loupe qui permet de voir le caractère morphologique du squelette.

Cette espèce n’a pas de protection particulière.

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